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Doctolib, vitrine fissurée de la French Tech santé

Sanctionnée pour abus de position dominante, fragilisée par une dépendance aux clouds américains et financée en partie par l’argent public, Doctolib illustre les contradictions d’une stratégie française qui se rêvait souveraine. Derrière l’innovation affichée, la question centrale reste entière. Qui contrôle réellement les données de santé des Français dans un système désormais façonné par des acteurs privés ?

18 novembre 2025
in ACTUALITÉS, TRIBUNES
Temps de lecture : 4 minutes
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Doctolib, vitrine fissurée de la French Tech santé

© Freepik

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Pendant près d’une décennie, Doctolib a incarné la réussite numérique à la française. Une licorne valorisée plus de 6 milliards d’euros, un outil indispensable pendant la crise sanitaire, un acteur devenu incontournable dans les cabinets médicaux. Le discours officiel a longtemps présenté cette trajectoire comme un modèle.

Les chiffres racontent un autre récit. L’entreprise a cumulé environ 600 millions d’euros de pertes depuis son lancement. Bpifrance détient environ 12,5 % du capital. Le programme Ségur a subventionné massivement les logiciels de santé, Doctolib compris. L’Assurance maladie a renforcé les usages de la téléconsultation.

Le succès s’appuie donc sur un écosystème alimenté par de l’argent public, des incitations réglementaires, une urgence sanitaire et une politique industrielle tournée vers la création de champions nationaux.

Un monopole construit sous assistance publique

L’Autorité de la concurrence a sanctionné Doctolib pour abus de position dominante. Les enquêteurs ont relevé des clauses contractuelles qui empêchaient les professionnels de santé d’utiliser des services concurrents. Certaines fonctionnalités étaient liées entre elles. L’abonnement à un module conditionnait l’accès à un autre.

Le rachat de MonDocteur en 2018 a renforcé cette position. Le principal rival disparaît, le marché se concentre, les marges de manœuvre se réduisent. Le tout sur fond de croissance financée par des levées de fonds, auxquelles l’État a participé, directement ou indirectement.

Doctolib annonce un recours. L’entreprise insiste sur le fait que ces pratiques appartiennent à une période de forte croissance dans un marché encore instable.

La sanction reste modeste. Le signal politique ne l’est pas. L’État a accompagné la construction d’un quasi-monopole, avant de découvrir qu’il verrouillait le marché.

Les données de santé stockées chez Amazon

Le point le plus sensible ne concerne pas les pertes financières ni le monopole. Il concerne l’hébergement.

Les données de santé des patients français sont stockées chez Amazon Web Services. Les serveurs se trouvent en Europe, AWS dispose d’une certification HDS, le RGPD s’applique. Juridiquement, le cadre reste conforme.

Mais AWS relève du droit américain. Le Cloud Act autorise l’accès à des données, même stockées hors du territoire, dès lors que l’entreprise relève de la juridiction américaine. Cette simple possibilité place la souveraineté sanitaire dans une zone grise. Je ne sais pas si une telle requête a déjà été formulée. Rien n’indique que cela se soit produit. Le risque théorique demeure, sans réponse claire en cas de conflit de lois.

Le Conseil d’État a validé ce choix en pleine crise Covid, en estimant que les garanties techniques réduisaient le risque. Cette logique, temporaire au départ, s’est installée dans la durée.

Cour des comptes, souveraineté affichée, dépendance réelle

Le rapport publié le 31 octobre dresse un constat sans ambiguïté. L’État affiche une stratégie de souveraineté numérique, mais maintient une dépendance structurelle à des acteurs américains pour des données critiques.

Les clouds souverains restent marginalisés. Les décisions varient selon les ministères. Les données les plus sensibles, y compris celles de santé, sont souvent hébergées chez Microsoft ou Amazon. Le Health Data Hub en constitue un précédent. Doctolib en devient le miroir. La souveraineté se limite à une doctrine. Les infrastructures, elles, racontent autre chose.

Qui tient la main du patient numérique ?

Doctolib revendique plusieurs dizaines de millions d’utilisateurs en Europe, dont la majorité en France. Chaque rendez-vous, spécialité consultée, horaire, déplacement médical, interaction avec un médecin ou une téléconsultation constitue une trace.

L’entreprise gère ces données via un cloud sous juridiction américaine. Les autorités françaises valident le cadre juridique, mais n’en détiennent pas le contrôle technique. Les régulateurs interviennent en aval. Les mécanismes de supervision restent morcelés. Aucune institution ne peut affirmer disposer d’un contrôle intégral et souverain sur l’ensemble du cycle de vie de ces données.

Doctolib, symptôme d’un modèle instable

Le cas Doctolib n’est pas isolé. Il illustre un modèle plus large. Une French Tech financée par fonds publics, présentée comme souveraine, mais ancrée sur des infrastructures étrangères. Des pertes massives absorbées par le capital-risque et l’État. Une régulation qui intervient après coup.

Cette situation renvoie à une contradiction stratégique. L’État souhaite des champions nationaux. Il finance leur essor. Il subventionne leurs usages. Puis il découvre qu’ils dépendent d’acteurs extraterritoriaux et verrouillent leurs marchés.

La France a voulu accélérer. Elle a créé des leaders. Elle se retrouve face à une question simple. Qui contrôle les fondations du système numérique de santé ? Je ne sais pas si une réponse existe aujourd’hui.

Augustin GARCIA

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