Tout a commencé sur LinkedIn. Augustin Garcia, fondateur d’IN DATA VERITAS, faisait gagner une place pour Shaka Biarritz. Pour participer, rien de très compliqué : il suffisait de laisser un commentaire sous son post. Ce que j’ai fait. Et j’ai gagné !
Quelques semaines plus tard, me voilà donc à Biarritz du 25 au 27 août pour trois jours d’immersion à Shaka, le festival le plus cool de la tech à la sauce IA et Web3. Pour l’étudiante en marketing digital au MBA MCI de DeVinci Executive Education que je suis, c’était une sacrée opportunité.
Et parmi les personnes que j’allais y rencontrer, il y avait forcément Augustin.
Il y a les gens qu’on regarde derrière un écran…
Je « connaissais » déjà Augustin. Enfin… comme on connaît quelqu’un que l’on regarde derrière un écran.
Je savais qu’il était le fondateur d’IN DATA VERITAS et je le voyais tous les vendredis dans IA plus KA. Autant dire qu’il faisait plutôt partie, dans ma tête, de la catégorie des personnes que l’on écoute parler que de celles que l’on va tranquillement voir pour leur proposer un podcast.
Le premier jour de Shaka, me voilà entrain de déjeuner à côté du Connecteur avec, entre autres, lui, Louis Duroulle (le directeur pédagogique du MBA MCI), et Alexandre Stopnicki, (le big boss de l’IA, et celui qui m’a formé aux IA).
Je me suis demandée ce que je faisais là.
Bref, le déjeuner se passe très bien et ma vision du fameux « fondateur inaccessible » commence déjà sérieusement à en prendre un coup.
Et ce n’était que le début.
Dans l’après-midi, changement d’ambiance : Augustin me propose une préparation à la Prompt Battle. Petit détail qui a son importance : cela faisait environ trois semaines que j’avais pris un abonnement Midjourney. Je connaissais quelques notions, notamment grâce à IA plus KA, Géniart et Alexandre, mais clairement, je n’étais pas ce qu’on pourrait appeler une experte.
Augustin et Antoine, son fils, me font alors découvrir les moodboards sur Midjourney et m’entraînent avant la bataille.
Quelques heures plus tôt, je pensais qu’Augustin était quelqu’un que je n’oserais probablement pas approcher. Me voilà maintenant en train de recevoir ses conseils pour aller affronter Alexandre Stopnicki en Prompt Battle.
Shaka, jour 1.
Et puis, j’ai eu une idée
Le deuxième jour, une idée me traverse la tête : pourquoi ne pas enregistrer un podcast avec Augustin pour parler de Shaka ? Je venais d’en faire un avec Julia Lemeunier, je me suis sentie pousser des ailes.
Alors je vais le voir.
Pas de mail préparé pendant trois jours. Pas de pitch. Pas de stratégie d’approche savamment travaillée.
Juste : « Tu voudrais faire un podcast ? »
Il me répond oui.
Bon.
C’est à ce moment-là que je vais annoncer la nouvelle à Louis. Et là, petit coup de pression supplémentaire : « Avec Augustin, il ne faut pas te tromper. Prépare bien ton interview. »
Message reçu.
J’en parle ensuite à Alexandre.
Sa recommandation ?
En gros : fais exactement l’inverse. Vas-y à l’arrache.
Merci les gars !
Il faut savoir qu’interviewer quelqu’un n’est vraiment pas un exercice naturel pour moi. Le syndrome de l’imposteur, je connais plutôt bien. Et face à quelqu’un dont je regardais encore les interventions derrière mon écran quelques semaines auparavant, disons qu’il avait décidé de venir lui aussi passer quelques jours à Biarritz.
Mais depuis le début du MBA, Louis nous pousse justement à faire ce genre de choses. Aller parler aux gens. Tester. Se mettre dans des situations inconfortables. Arrêter d’attendre de se sentir parfaitement légitime avant de faire quelque chose.
En résumé : il faut oser.
Alors j’y suis allée.
Un MacBook, beaucoup de stress et aucune langue de bois
Le troisième jour, rendez-vous à la Villa Fal, où Augustin a son bureau à Biarritz. Nous nous installons dans une salle de réunion avec mon MacBook pour enregistrer.
Et moi ? Je suis HYPER stressée.
J’aimerais pouvoir raconter qu’au bout de deux minutes, j’avais complètement oublié le micro et que tout était devenu naturel.
Pas du tout.
Le stress est resté avec moi jusqu’à ce que j’arrête l’enregistrement.
Heureusement, avec Augustin, il suffit de lancer un sujet pour que la conversation démarre. Et surtout, il n’a pas vraiment sa langue dans sa poche.
Pendant l’épisode, nous reparlons évidemment de Shaka et de cette fameuse Prompt Battle, mais aussi de créativité, de Midjourney, d’intelligence artificielle et de la valeur du travail à l’heure où l’IA générative vient bousculer une partie de nos habitudes.
Et puisqu’Augustin m’avait entraînée quelques jours plus tôt, impossible de ne pas revenir sur les moodboards. De fil en aiguille, nous finissons même par lancer un petit défi créatif aux auditeurs.
Mais ce que je retiens le plus de cette interview, ce n’est finalement pas une fonctionnalité de Midjourney ou une prédiction sur l’avenir de l’IA.
C’est la franchise d’Augustin.
Pas de langue de bois, pas de réponse trop préparée. Et lorsque j’ai enfin arrêté l’enregistrement — et commencé à respirer normalement — la conversation a tout simplement continué. Nous avons parlé encore longtemps de son parcours, de ses expériences, de plein de choses… et même de Mustang.
Le podcast était terminé. Pas la rencontre.
Finalement, il fallait juste oser
Quand je repense à ces trois jours, je trouve la succession des événements assez improbable.
Je suis arrivée à Shaka parce que j’avais laissé un commentaire sous un post LinkedIn.
Le premier jour, j’ai déjeuné avec Augustin, Louis et Alexandre. Quelques heures plus tard, Augustin et Antoine m’apprenaient à utiliser les moodboards Midjourney avant ma Prompt Battle contre Alexandre. Le lendemain, j’allais demander à Augustin, sans vraiment réfléchir davantage, s’il voulait enregistrer un podcast. Et le troisième jour, nous étions devant mon MacBook à parler IA, créativité et travail.
Je suis venue à Shaka pour découvrir, rencontrer des gens et sortir de ma zone de confort.
Mission accomplie.
J’en repars surtout avec une petite leçon : certaines personnes paraissent beaucoup plus inaccessibles derrière un écran qu’elles ne le sont dans la vraie vie. Encore faut-il aller leur parler.
Et ça tombe bien, parce que s’il y a bien une chose que Louis nous répète depuis le début du MBA, c’est qu’il faut oser.
Alors, est-ce que je veux revenir à Shaka l’année prochaine ?
ÉVIDEMMENT.
Parce que j’y ai rencontré énormément de personnes, parce que j’ai adoré ces discussions que je n’aurais jamais pu prévoir avant de venir, et parce que pendant trois jours, une rencontre en entraînait constamment une autre.
Mais aussi pour une raison beaucoup plus sérieuse.
J’ai une revanche à prendre à la Prompt Battle.
Paméla FONTAINE
Étudiante, promotion 2025 du MBA Marketing Digital, Communication & Innovation
DeVinci Executive Education











